©AfreePress-(Lomé, le 06 Nov. 2023)-Lundi 06 novembre 2023, le ministère togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, a publié une vidéo de 2 minutes et 21 secondes sur son compte X officiel, anciennement Twitter. Cette vidéo met en scène le Général Salifou Modi, le deuxième homme fort de la junte au Niger, aux côtés duquel se tenait le colonel-major Amadou Abdramane, porte-parole du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).
Dans son intervention, le Général Salifou Modi a fait part d’une rencontre intervenue avec le Président de la République du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé. Il a abordé la question des sanctions de la CEDEAO contre le Niger qu’il, qualifie « d’injustes » et de « cyniques ». Le Général Modi a souligné que ces sanctions équivalaient à une déclaration de guerre de la part de certains États de la CEDEAO contre le Niger. Il a exprimé sa gratitude envers le Togo et a indiqué que les États-Unis et le Togo serviront de garants au retrait des forces françaises du territoire nigérien. La vidéo provient d’un point de presse tenue, lundi 06 novembre à Lomé.
“Nous avons parlé des sanctions iniques et cyniques de la CEDEAO contre notre pays le Niger. Au-delà de ces sanctions, c’est la guerre que certains Etats de la CEDEAO ont déclaré contre le Niger. Nous comptons fort heureusement sur des amis et parmi ces amis, nous avons le Togo à nos côtés. Nous avions demandé à ce que les Etats-Unis puissent servir de garants, nous avons surtout exigé et demandé à ce que le Togo soit notre garant dans cet accord. Nous sommes disposés à travailler avec le Togo”, a-t-il déclaré en substance.
De son côté, Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, a exprimé sa gratitude envers le gouvernement du Niger pour avoir, a-t-il dit, désigné les États-Unis et le Togo comme garants du retrait des forces françaises du Niger. Il a également remercié la délégation nigérienne pour sa collaboration en vue de la mise en place d’un groupe de soutien à la transition au Niger. Robert Dussey a, en outre, souligné l’engagement du Togo en faveur de la paix, de la stabilité et de l’harmonie dans la région, malgré son opposition à la prise du pouvoir par la force et aux coups d’État. Il a mentionné que l’aide du Togo au Niger était cruciale pour la région et la CEDEAO, et que le Président Faure Gnassingbé partageait cette perspective. Néanmoins, le lieu et les circonstances de la rencontre entre le Président Faure Gnassingbé et la délégation du Niger n’ont pas été précisés par le ministre Dussey.
“Je voudrais aussi vous remercier de votre disponibilité à travailler ensemble afin de mettre en place le groupe de soutien pour la transition au Niger. Le Togo a toujours été du côté de la paix et le Togo s’oppose à toute prise de pouvoir par la force, le Togo s’oppose à tout coup d’Etat. Mais dans la situation particulière de votre pays, le Togo prend l’engagement, le Togo veut vous aider afin que dans notre région qu’il y ait la paix et l’harmonie et la stabilité. Le Président de la République vous disait tout à l’heure que si le Togo ne s’engageait pas à vous aider, sa crainte, et je répète ce que le Président de la République Faure Gnassingbé qui l’a dit, donc aider le Niger, c’est toute la région qui va s’ébranler. Donc aider le Niger pour le Président Faure Gnassingbé, c’est aider la CEDEAO, c’est aider la région sinon, c’est toute la région qui va s’ébranler”, a-t-il indiqué dans son intervention.
Il convient de rappeler que depuis le coup d’État survenu au Niger le 6 mai 2023, le Togo a constamment soutenu le peuple nigérien, privilégiant les voies diplomatiques et les négociations contre une intervention armée dans ce pays fragilisé par une insurrection djihadiste et des mouvements séparatistes dans sa partie nord.
Les crises socio-politiques dans la sous-région restent une préoccupation de plusieurs pays et organisations internationales. Pour apporter sa contribution à la résolution de ces crises, le chef de l’Etat togolais a opté pour le dialogue et la concertation en vue d’amener les protagonistes à trouver un terrain d’attente pour des issues heureuses.
Que ce soit au Mali, en Guinée, au Burkina Faso, au Tchad, au Soudan ou tout récemment au Niger, les contacts initiés par Faure Gnassingbé ont été concluants.il vient d’être sollicité comme facilitateur entre le Niger et l’ensemble de la communauté internationale.
Pour le cas particulier du Niger, le Président de la République s’est investit discrètement pour une solution apaisée, malgré l’option militaire de la CEDEAO, certains pays et de sanctions économiques contre ce pays frère.
Même les Etats-Unis sont favorables au choix opéré par le chef de l’Etat togolais, raison pour laquelle malgré sa présence militaire à Niamey, cette puissance n’est pas favorable à l’intervention militaire. Voilà pourquoi le Togo et les États-Unis sont désignés garants de la sécurité du retrait des forces françaises au Niger.
Le Président togolais reste donc une référence en matière de résolution des crises quelle que soit leur origine. Ses interventions discrètes mais efficaces en vue de trouver des solutions diplomatiques à des situations parfois tendues font l’unanimité de la communauté internationale.
L’on se rappelle de sa contribution à l’harmonisation des points de vue divergents entre le Mali et la Côte d’Ivoire dans l’affaire des militaires ivoiriens. Le Président a pu malgré les positions jugées inconciliables, apporter une solution diplomatique à cette crise basée sur la concertation, la conciliation, conduisant ainsi à la libération de ces militaires, à la satisfaction des deux parties et la communauté internationale.
En vue de trouver des solutions internationales aux différentes crises qui minent la sous-région, le chef de l’Etat a initié en octobre dernier le premier Forum de Lomé sur la paix et la sécurité en Afrique.
Cette rencontre internationale consacrée aux réflexions sur les mécanismes endogènes de prévention et de gestion des conflits, de consolidation de la paix et de promotion de la bonne gouvernance a été sanctionnée par des recommandations qui feront l’objet de discussions au cours des sommets de l’Union africaine.
Le leadership de Faure Gnassingbé reste incontesté dans la résolution des conflits pour la consolidation de la paix sociale et la stabilité dans la sous-région, au Sahel et sur le continent.
Olivier Adja









