Lomé, le 27 février 2026-(©AfreePress)- Le Togo confirme ses avancées en matière d’égalité économique de genre. Dans l’édition 2026 du rapport Women, Business and the Law (WBL), publiée le 24 février par le Banque mondiale, le pays se classe 2ᵉ en Afrique avec un score global de 79,33 sur 100.
L’étude, qui analyse les cadres juridiques et institutionnels relatifs aux droits économiques des femmes dans 190 économies, introduit cette année une innovation méthodologique majeure. Au-delà des textes de loi, l’évaluation intègre désormais trois dimensions complémentaires. Il s’agit de l’égalité formelle consacrée par la loi, les mécanismes institutionnels de soutien et l’effectivité réelle des droits dans la pratique.
Outre sa 2ᵉ place continentale, le Togo occupe le premier rang au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Le rapport souligne la robustesse du cadre juridique togolais, avec des scores parfaits (100/100) dans des domaines clés tels que la rémunération, le mariage, la gestion des actifs et les pensions, traduisant un niveau élevé d’égalité formelle.
Le pays surpasse également la moyenne d’Afrique subsaharienne en matière de parentalité et d’entrepreneuriat féminin.
En matière de mobilité, le Togo obtient 75/100 pour le cadre légal et 68,75/100 pour l’application effective des droits. Il figure par ailleurs parmi les rares États africains autorisant les salariés à solliciter des modalités de travail flexibles, un levier important d’inclusion économique.

Cependant, le rapport met en évidence des marges de progression : 64,54/100 pour les perceptions d’application et 31,95/100 pour les cadres de soutien. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer davantage les dispositifs institutionnels afin de garantir une mise en œuvre optimale des droits consacrés par la loi, estime le gouvernement.
Cette progression s’appuie sur plusieurs réformes engagées ces dernières années, notamment dans les domaines de l’emploi, de l’entrepreneuriat féminin et des politiques de soutien à la garde d’enfants. Ces initiatives traduisent une volonté affirmée des autorités togolaises de consolider un environnement propice à l’autonomisation économique des femmes.
Le gouvernement a réitéré son engagement à approfondir ces acquis, dans la perspective d’une croissance inclusive et durable, fondée sur une participation accrue des femmes au développement national.
Albertine A.









