©AfreePress-(Lomé, le 05 mai 2022)-Les activités inscrites au programme de la 2e édition du Forum International de l’intermédiation, du numérique et de l’innovation (FONI), démarré depuis mardi 2 mai 2023 à Lomé, se poursuivent. Après les deux premières journées consacrées à la formation des acteurs sur l’”Innovation et l’Open Banking “ et au “Café numérique”, les échanges et partages d’expériences ont débuté, jeudi 4 mai 2023. Ceci à travers une conférence inaugurale placée sous le thème : « Intermédiation et innovations technologiques dans les dynamiques de l’inclusion financière ».
Prennent part à cette conférence de deux jours, des experts du monde des finances et des assurances venus de plusieurs pays, des responsables de l’Autorité des marchés financiers de l’union monétaire ouest africaine (AMF-UMOA), de l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), des représentants du Forum francophone des Affaires, des acteurs du secteur privé et des étudiants.

Les assises de Lomé attendent apporter de nouvelles dynamiques dans l’inclusion financière et l’intermédiation sur le continent.
De façon spécifique, il s’agira aux cours des travaux, d’échanger sur l’impact des activités d’intermédiation bancaire/financière et la fourniture de services technologiques et de paiements dans les dynamiques d’inclusion financière et le financement du secteur privé régional, d’anticiper sur les mutations structurelles et fonctionnelles de l’industrie ainsi que les développements, à l’international, pour définir le modèle d’intermédiation financière adapté à la structure des économies africaines afin d’encadrer et promouvoir les nouvelles formes d’intermédiation financière adossées sur les FinTech, tout en préservant la stabilité financière régionale. Les participants seront également à échanger sur le dispositif conventionnel, légal et réglementaire de la protection des consommateurs des produits et services financiers, et de déterminer les orientations pertinentes pour le renforcer.
La 2e édition du FONI vise également à identifier l’apport des technologies et innovations dans le développement de l’offre de services bancaires et financiers pour une meilleure inclusion financière dans l’UEMOA et en Afrique, de comprendre les apports de la réglementation, d’identifier les obstacles et les écarts de conformité en vue d’apporter des améliorations pertinentes en vue d’optimiser l’inclusion financière, d’identifier les défis de sécurité et les risques que pose l’intermédiation financière adossée sur les nouvelles technologies dans les dynamiques de l’inclusion financière, d’identifier le cadre actuel de sécurisation et de déterminer les perspectives afin de comprendre les mécanismes de protection des données à caractère personnel et les défis persistants en la matière.
« Nos attentes pour cette 2e édition du FONI, c’est qu’il ait une meilleure compréhension des enjeux en matière d’innovation à la fois financières et technologiques », a indiqué à cette occasion, le Président d’Afrik Créances Holding, Blaise Ahouantchédé.
Pour le promoteur du FONI, le thème de cette édition s’inscrit dans l’agenda des Etats. En particulier sur celui du Togo, au travers de son plan national de développement, suivant la feuille de route gouvernementale 2020-2025 dont l’un des axes majeurs, est la modernisation et le renforcement de l’attractivité du pays auprès des investisseurs en mettant l’accès sur le développement d’un hub d’innovation, digital, financier, etc.
En lançant officiellement les travaux de cette rencontre, le président de l’Autorité des marchés financiers de l’union monétaire ouest africaine, Badanam PATOKI a salué la pertinence du thème retenu pour cette 2e édition du FONI.
« C’est une opportunité, une fois encore de débattre sur les thématiques pertinentes notamment, les initiatives de régulation, l’efficacité des systèmes de régulation ainsi que les risques que posent les nouvelles technologies de l’information en termes de sécurité dans le secteur financier », a-t-il souligné.
Il est attendu des travaux, des recommandations visant à améliorer, à sécuriser et à crédibiliser les services sur le marché financier africain.
Raphaël A.









