Lomé, le 20 Août 2025-(©AfreePress)-L’Agence Togolaise de Normalisation (ATN) a émis une mise en garde mardi, à l’attention des entreprises togolaises et du grand public, les invitant à exercer une vigilance accrue quant à l’utilisation, parfois abusive ou erronée, des certifications ISO. Ces dernières sont de plus en plus fréquemment employées comme arguments commerciaux, sans pour autant être pleinement comprises.
Le Directeur Général de l’ATN, Essot’na Héyou Bodjona, a tenu à rappeler une distinction fondamentale. La certification ISO 9001 atteste de la conformité du système de management de la qualité d’une organisation, et non de la qualité intrinsèque de ses produits ou services.
« Une entreprise certifiée ISO 9001 démontre que son système de gestion interne est structuré selon les exigences de la norme. Cela ne constitue en aucun cas une garantie automatique de la conformité de ses produits aux normes techniques en vigueur », a-t-il précisé.
Selon lui, cette confusion a déjà préjudicié à plusieurs entreprises nationales, dont les produits ont essuyé des refus sur les marchés internationaux, et ce, malgré la détention d’une certification, en raison d’une non-conformité aux réglementations spécifiques de leur secteur.

L’Agence reconnaît que la culture de la qualité est encore en cours de consolidation au Togo, un défi partagé par de nombreux pays africains. Elle salue néanmoins les progrès accomplis, avec une conscientisation grandissante et un nombre croissant d’entreprises s’engageant dans des démarches qualité structurées.
Pour prévenir toute interprétation fallacieuse, l’ATN préconise un renforcement des campagnes de sensibilisation et le déploiement accru de dispositifs d’accompagnement technique dédiés aux entreprises. « La qualité ne s’improvise point ; elle se construit et doit pouvoir être démontrée à travers des processus rigoureux et documentés », a insisté le Directeur Général.
« Qu’on le veuille ou non, la certification normative est devenue un sésame incontournable pour maintenir sa compétitivité sur un marché globalisé et toujours plus exigeant », a-t-il conclu.
Albertine A.









