Lomé, le 31 décembre 2025 – (©AfreePress) – En une décision exceptionnelle et d’ampleur sociale, le gouvernement togolais a procédé, ce 31 décembre 2025, à la libération de mille cinq cent onze (1 511) détenus à la suite d’une grâce présidentielle adoptée en Conseil des ministres le 30 décembre dernier. Cette mesure, annoncée par les plus hautes autorités de l’État, s’inscrit dans une politique de justice humaine, de désengorgement carcéral et de cohésion sociale à l’approche du Nouvel An.
La grâce présidentielle est un acte discrétionnaire du Président du Conseil qui atténue ou efface partiellement la peine d’une personne déjà condamnée. Cette pratique, consacrée par la Constitution togolaise, vise à conjuguer équité, humanité et désengorgement des établissements pénitentiaires.
Parmi les bénéficiaires de cette libération figurent des profils divers à l’instar des personnes purgeant de longues peines, des condamnés pour des délits mineurs, des détenus en fin de peine, des personnes âgées et des malades graves.
À l’occasion de cette grâce collective figurent plusieurs personnalités dont les cas avaient suscité l’attention de l’opinion publique nationale et internationale.
Grâce Koumayi, dont la situation a suscité beaucoup de débats. Son incarcération, marquée notamment par une grève de la faim prolongée pour revendiquer justice, avait galvanisé une partie de la société civile et des organisations de défense des droits humains. L’artiste et activiste Affectio, incarcéré pour un poème appelant chacun à « faire sa part ».
De même, Amavi Katanga, dont l’arrestation avait soulevé des préoccupations liées à des soupçons de torture et de violations des droits de la personne, retrouve également la liberté.
La libération de ces détenus, coïncidant avec la célébration de la Saint-Sylvestre, est perçue par beaucoup comme un symbole fort de dignité humaine et de renouvellement pour l’année à venir. Les proches et sympathisants saluent l’acte, qu’ils considèrent comme un tournant vers un climat socio-politique plus apaisé et inclusif. Ainsi que certains détenus issus des rangs du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, regagneront leur domicile.
Dans son discours de vœux à la nation, le Président du Conseil avait affirmé que cette mesure ne constitue ni une impunité ni un affaiblissement de la justice, mais plutôt une démarche pour permettre au pays de « regarder vers l’avenir » tout en consolidant le dialogue entre les différentes forces politiques et sociales du Togo.
Olivier A.









