
Lomé, le 23 septembre 2026-(©AfreePress)- Les représentants de sept pays du Sahel, des experts régionaux et des partenaires au développement sont réunis à Lomé du 22 au 26 septembre 2026 pour examiner et valider les notes techniques nationales et régionales consacrées aux pertes et dommages liés aux catastrophes. La rencontre vise également à renforcer les bases de données nécessaires au développement de systèmes d’alerte précoce fondés sur les impacts.
Ouvrant les travaux au nom du Directeur général du Centre régional AGRHYMET, le Directeur des ressources humaines, Datcha Bouwassa, a rappelé l’importance de disposer des données fiables, structurées et accessibles pour améliorer la compréhension des risques et la prise de décision.
Mis en œuvre avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Projet Résilience dans le Sahel accompagne depuis 2019 le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Tchad.
Selon Olivier Abayisenga, spécialiste au programme sur l’action climatique, la réduction des risques de catastrophe et la résilience au PNUD, plus de 400 000 données couvrant plus de 25 types d’aléas et une période de plus de 120 ans ont été rassemblées dans les sept pays.
Cette base de données constitue un outil destiné à mieux documenter les conséquences des catastrophes sur les populations, les infrastructures, les activités économiques, l’agriculture, l’environnement et les écosystèmes.

Pour Soumana Djibo, point focal du Projet Résilience Sahel, l’enjeu est désormais de passer de la simple prévision des phénomènes à l’anticipation de leurs conséquences. Ainsi, au-delà d’annoncer une forte pluie ou une sécheresse, les systèmes d’alerte devraient permettre d’estimer les populations, les superficies agricoles, les habitations, les routes ou encore les infrastructures susceptibles d’être affectées.
Les travaux de Lomé doivent permettre d’examiner la qualité des données, les méthodes utilisées et les recommandations formulées dans les sept notes nationales et la synthèse régionale. Ils devraient également contribuer à l’identification d’indicateurs d’impact, de seuils critiques et de mécanismes de partage de l’information.

L’objectif, selon les participants, est de transformer les données historiques sur les catastrophes en informations opérationnelles pour mieux orienter la planification du développement, les investissements et les mesures d’anticipation et de réduction des risques dans le Sahel.
Albertine A.










