Lomé, le 1er juin 2025 –(©AfreePress)- Le président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, a pris deux décisions majeures dans le cadre de la préparation des élections municipales de 2025.
Par deux décrets signés le 28 mai dernier, il a entériné à la fois un réaménagement du calendrier électoral et le maintien du nombre initial des conseillers municipaux et des adjoints au maire par commune, tel que fixé en 2019.
Ces mesures répondent aux préoccupations soulevées par les acteurs politiques à l’issue de la 21ᵉ réunion du Cadre permanent de concertation (CPC), tenue le 26 mai 2025 à Lomé. À travers deux communiqués rendus publics le 28 mai par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie traditionnelle, le Colonel Awaté Hodabalo, le gouvernement a informé les élus locaux, les partis politiques et les citoyens de l’adoption des décrets n°2025-005/PC et n°2025-006/PC.
Le décret n°2025-006/PC fixe la nouvelle date du scrutin au jeudi 17 juillet 2025, en lieu et place du 10 juillet initialement prévu. Il prévoit également la convocation du corps électoral pour cette date, l’ouverture des bureaux de vote de 7h à 16h, le vote par anticipation des forces de défense et de sécurité le lundi 14 juillet, l’ouverture de la campagne électorale le 1er juillet à 00h00, pour une clôture le 15 juillet à 23h59.
Par ailleurs, le décret n°2025-005/PC, modifiant l’article 2 du décret du 21 mai 2025, confirme le maintien du nombre de 1 527 conseillers municipaux et adjoints au maire pour l’ensemble des communes du pays, conformément aux dispositions en vigueur avant février 2018. Cette décision repousse l’application du nouveau découpage au scrutin municipal suivant celui de 2025.
Ces annonces traduisent, selon plusieurs observateurs, la volonté du président du Conseil de privilégier l’inclusivité et la concertation dans le processus électoral. Elles matérialisent également une réponse favorable aux doléances exprimées par le président du CPC, Me Tchassona Traoré Mouhamed, au nom de la classe politique.
En somme, ces mesures visent à garantir un climat apaisé et propice à des élections municipales transparentes, crédibles et largement participatives. Elles confirment l’attachement des autorités togolaises à une gouvernance fondée sur le dialogue et la légitimité démocratique.
Olivier A.










