Lomé, le 30 janvier 2024-(©AfreePress)- L’Institut Tamberma pour la Gouvernance (ITG) vient de publier les résultats d’une étude sur la santé organisationnelle et institutionnelle des partis politiques au Togo. Cette analyse offre un aperçu significatif du paysage politique togolais.
Selon le rapport, l’étude a recensé vingt-huit (28) partis politiques actifs, dont seize (16) ont été évalués par l’ITG.
Les conclusions mettent en lumière la résilience des partis politiques togolais dans un contexte juridique en constante évolution, avec des avancées significatives en matière de régulation des activités politiques. Cela englobe des textes tels que la charte des partis politiques, la loi sur le financement public des activités des partis, le code électoral, la loi sur la décentralisation et les libertés locales, la loi sur le statut de l’opposition, ainsi que la loi régissant l’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifiques publiques.
Cependant, malgré ces progrès, les partis politiques évoluent dans un environnement général caractérisé par une confiance « défectueuse » entre les acteurs politiques et une « méfiance » envers les institutions publiques.
Le rapport souligne des défis organisationnels et opérationnels auxquels font face les partis politiques. Il mentionne notamment la difficulté et la rareté de l’alternance à la tête de la plupart des partis. Sur les quinze (15) partis étudiés, seuls cinq (5) ont connu une alternance à leur tête depuis leur création, démontrant une stabilité institutionnelle à l’exception du CAR, confronté à des crises internes.
Trois partis politiques, le CAR, le MPDD et l’UFC, sont particulièrement touchés par des crises institutionnelles internes, alimentées par des facteurs tels que l’interprétation ambiguë des textes organisationnels, les conflits de leadership, les divergences idéologiques et les ingérences extérieures.
En ce qui concerne les sièges des partis, le rapport souligne que bien que la plupart des partis aient des locaux physiques, certains sont faiblement animés en raison de contraintes financières. Certains leaders politiques ont exprimé le besoin de bénéficier du soutien des Volontaires nationaux pour renforcer leur fonctionnement.
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Anika A.









