Lomé, le 21 mai 2025 – (©AfreePress)- Un tournant décisif s’amorce dans la gestion concertée des ressources en eau entre le Togo et le Bénin.
Lundi, 19 mai Mme, Mila Mawunyo AZIABLE, ministre togolaise de l’Eau et de l’Assainissement, a reçu à Lomé une délégation européenne de haut niveau, venue officialiser le lancement d’un ambitieux projet de coopération axé sur la préservation et la valorisation du bassin du fleuve Mono.
S’étendant sur une superficie de 24 300 km², dont 87 % situés sur le territoire togolais, le bassin du Mono est un axe stratégique pour le développement de la sous-région. Véritable frontière naturelle sur près de 100 kilomètres entre le Togo et le Bénin, cette ressource précieuse alimente plus de 3,5 millions d’habitants et soutient l’agriculture, la production d’énergie, la pêche et l’aquaculture.
Depuis la création de l’Autorité du Bassin du Mono (ABM) en 2014, ce territoire fluvial est devenu un modèle de gouvernance partagée en Afrique de l’Ouest. « Ce fleuve unit nos deux peuples. Nous en faisons désormais un levier de prospérité partagée », a indiqué Mme AZIABLE à cette occasion, en saluant l’implication déterminée du Président de la République, Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBÉ.
Le projet, soutenu par la Facilité pour l’Eau de l’Union européenne, repose sur trois axes structurants à savoir le renforcement de la gouvernance, la modernisation des outils de pilotage de l’ABM, et la mise en place de systèmes d’alerte précoce pour une gestion proactive des risques.
« L’Europe s’engage dans des actions visibles et utiles aux populations. C’est tout l’esprit de Team Europe », a rappelé Mme Silvia FAVRET, cheffe des Investissements durables à la Délégation de l’Union européenne.

Les travaux préparatoires débuteront dès cette année avec des études techniques approfondies visant à identifier les zones prioritaires d’intervention, associer les communautés locales à la définition des solutions et à établir un calendrier précis pour garantir une mise en œuvre rapide et efficace.
« Nous voulons qu’à l’horizon 2027, chaque habitant vivant sur les rives du fleuve Mono ressente une transformation tangible de son quotidien », a souligné la ministre AZIABLE, annonçant par ailleurs une réunion tripartite imminente pour affiner les modalités opérationnelles du programme.
Olivier ADJA









