Lomé, le 5 mars 2024-(©AfreePress)-Lancé en 2023 avec l’appui financier de l’Union européenne (UE), le projet : « Promouvoir la liberté d’expression et des médias, et protéger les défenseurs des droits de l’homme au Togo » poursuit son chemin avec le lancement, mardi 5 mars 2024 à Lomé, de la phase de mise en œuvre de micro-subventions.
Cette phase consiste en remise de financements à des organisations de presse et celles de défense des droits de l’homme pour la mise en œuvre de leurs projets retenus à l’issue d’un appel à projets très sélectif.
La cérémonie de remise des chèques s’est déroulée en présence du Directeur de cabinet du ministère de la Communication et des Médias, Franck Missité, et de la représentante du Chef de la Délégation de l’Union Européenne (UE) au Togo, Anne Charlotte.
Porté par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) basé à Dakar, en partenariat avec l’Observatoire togolais des médias (OTM) et le Réseau inter-africain des femmes, médias, genre et développement (FAMEDEV), ce projet prévu pour se dérouler sur trois ans (2023-2025) consiste à impliquer davantage les organisations de médias et de la société civile dans la promotion de la liberté d’expression, le pluralisme des médias et la protection des défenseurs des droits de l’homme au Togo.
Au cours de la rencontre du mardi 05 mars 2024, les coordonnateurs du projet ont dressé le bilan de la première année d’activité et lancé la nouvelle phase qui va permettr le renforcement des capacités des acteurs des médias togolais.
“Pour cette première année de mise en œuvre du projet, nous avons réussi à réaliser toutes les activités prévues à un pourcentage très élevé. Sur le plan documentaire, nous avons mené des études qui ont porté sur le genre dans les médias, l’usage des réseaux sociaux par les professionnels des médias et défenseurs des droits de l’homme, et nous avons aussi créé une plateforme numérique pour contribuer à la promotion des droits de l’homme au Togo. L’un des éléments phares de ce projet, ce sont les micro-subventions. Nous avons conduit le processus depuis 2023, et nous sommes très heureux de pouvoir mettre à la disposition des organisations des médias et de défense des droits de l’homme les financements pour démarrer leurs activités”, a laissé entendre Fabrice Pétchézi, président de l’OTM.
Les neuf projets retenus bénéficient d’un financement global de 49 millions de Francs CFA. Parmi ces projets, six sont portés par des organisations de presse à savoir : le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP), l’Association Togolaise des Organes de Presse privée en ligne (ATOPEL), le Patronat de la presse togolaise (PPT), MEDIA TOGO, ASMECOM et la Maison de la Presse. Les trois autres bénéficiaires viennent de la société civile.
« Les micro-projets visent à mobiliser les organisations médiatiques, les institutions et les ONG locales pour mettre en œuvre des initiatives adaptées aux réalités locales, contribuant ainsi aux objectifs du projet ; valoriser l’expertise des acteurs locaux, leur compréhension du contexte et leur capacité à mobiliser les communautés autour des questions de liberté d’expression et des médias et enfin, soutenir et renforcer les initiatives favorisant la liberté d’expression et visant à lever les restrictions injustes dans le domaine de la presse », a rappelé le Directeur Général de l’IPAO, Abdoulaye Ndiaye.
À terme, les projets retenus contribueront au renforcement des connaissances et des médias ainsi qu’à la promotion d’un environnement juridique et institutionnel propice à la progression de la liberté d’expression, d’opinion et des médias, et à la protection des défenseurs.
La ministre en charge de la Communication et des Médias, représentée par son Directeur de cabinet à la cérémonie, s’est félicité des succès déjà obtenus par le projet.
“Les accomplissements des différentes phases du projet sont le fruit du dévouement et de la collaboration exemplaire entre les différents acteurs impliqués. Leurs efforts concertés ont permis non seulement de consolider la liberté d’expression mais aussi de favoriser un environnement médiatique plus inclusif et respectueux des droits de l’homme dans notre pays”, a-t-elle indiqué.
La ministre a profité de l’occasion pour inviter les professionnels des médias à faire preuve de professionnalisme sans faille et d’une conscience aiguë de responsabilités en ces périodes d’élections au Togo.
« Il nous incombe plus que jamais de favoriser des débats constructifs tout en respectant plus sérieusement les normes éthiques et déontologiques pour guider notre profession », a-t-elle ajouté.
Raphaël A.









