Lomé, le 31 janvier 2024-©AfreePress)-La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-Togo) est activement engagée pour le respect des droits économiques, sociaux et culturels de chaque citoyen togolais. Pour atteindre cet objectif, l’institution, présidée par le président Yaovi SRONVIE, souhaite mobiliser les acteurs de la société civile.
Depuis, mercredi 31 janvier 2024, ces acteurs participent à un atelier de renforcement de capacités axé sur le thème : « Engagement de la société civile et de la CNDH dans la mise en œuvre des DESC au Togo : Enjeux et défis ».
Cette rencontre de deux jours, organisée avec le soutien de l’ONG Amnesty International Togo, vise à renforcer l’engagement de la société civile et de la CNDH dans la mise en œuvre des droits économiques, sociaux et culturels au Togo.
« Les DESC sont des droits humains et concernent les conditions sociales et économiques essentielles à une vie digne et libre. Ils sont liés au travail, à la sécurité sociale, à la santé, à l’éducation, à l’alimentation, à l’eau, au logement, à un environnement sain et à la culture. (…) La Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) ne distingue pas les droits économiques, sociaux et culturels des droits civils et politiques, mais elle affirme plutôt le nécessaire respect de ces droits », a rappelé Yaovi SRONVIE à l’ouverture des travaux.
La CNDH espère, à travers cette session de formation, inviter les organisations de défense des droits de l’homme à participer activement à la promotion de ces droits longtemps négligés dans la prise des décisions.
« Depuis longtemps, la recherche de davantage d’espace de liberté a conduit les citoyens à privilégier les droits civils et politiques au détriment des droits économiques, sociaux et culturels. La plupart des revendications de la majorité des organisations de la société civile portaient sur les droits civils et politiques, tels que les libertés fondamentales de croyance, de religion et d’opinion, d’expression, d’association, ainsi que les droits démocratiques comme le droit de vote et d’éligibilité, le droit à la vie, etc., reléguant au second plan les droits économiques, sociaux et culturels. Or, pour jouir pleinement des droits civils et politiques, il faut avoir une vie saine et être en bonne santé », a ajouté le président de la CNDH.
Au cours de cet atelier, les participants examineront plusieurs modules, notamment les concepts, principes et normes internationales relatifs aux DESC, la notion de justiciabilité des DESC, la présentation du contexte des DESC au Togo (défis et lacunes), les mécanismes régionaux et internationaux de recours sur les DESC, les domaines clés de travail sur les DESC au Togo, sans oublier les études de cas et les échanges d’expériences et de bonnes pratiques.
« Les droits économiques, sociaux et culturels sont moins connus que les droits politiques et civils. Tout le monde a entendu parler de l’interdiction de la torture, de la liberté d’expression, de la liberté de la presse, mais moins de gens parlent des DESC qui englobent les droits à la santé, à l’éducation, à l’accès à l’eau, à l’assainissement, à des conditions de travail décentes, à l’alimentation et des droits culturels. Au cours de cette formation, nous passerons en revue le contenu de ces droits tels qu’ils sont définis en droit international et ferons le lien avec la situation au plan national, surtout que le Togo vient de lancer une assurance maladie universelle. L’ambition est de voir comment le pays peut mieux promouvoir les DESC en travaillant avec les organisations de la société civile », a expliqué Sandra EPAL-RAT JEN, formatrice.
Raphaël A.









