Lomé, le 23 janvier 2025 – (©AfreePress)- L’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED), en partenariat avec la Banque mondiale, a publié un rapport révélant des avancées significatives dans la réduction de la pauvreté multidimensionnelle au Togo. Entre 2018-2019 et 2021-2022, la proportion des ménages affectés par la pauvreté multidimensionnelle est passée de 37,1 % à 28,9 %. Cela signifie que près d’un tiers des ménages n’étaient plus privés de plus de 33 % des indicateurs de base, tels que la santé, l’éducation et les conditions de vie.
L’Indice de Pauvreté Multidimensionnelle (IPM), tout comme son équivalent mondial calculé par le PNUD, se base sur trois dimensions principales — santé, éducation et conditions de vie — auxquelles s’ajoutent des indicateurs nationaux spécifiques, portant leur total à 14. Entre 2021 et 2022, trois ménages sur dix étaient encore touchés par cette forme de pauvreté, avec un taux global passant de 0,168 à 0,127. Cette baisse reflète une réduction notable de la sévérité des privations.
Malgré ces progrès, des inégalités géographiques persistent et soulignent la nécessité d’interventions ciblées. En zone rurale, le taux de pauvreté multidimensionnelle atteint 45 %, contre seulement 7,5 % en zone urbaine. La région des Savanes, située au nord du pays, demeure la plus touchée avec un taux de 61,3 %, tandis que Lomé, la capitale, affiche un taux de seulement 4,1 %, bien qu’elle concentre une forte densité de population.
Certains indicateurs, tels que l’alphabétisation des adultes (22,7 %), les années de scolarité (16,3 %) et l’accès à l’électricité (7,6 %), ont toutefois enregistré une baisse, passant respectivement de 8,4 % à 5,2 %. Ces chiffres indiquent des fragilités persistantes, en particulier dans les domaines de l’éducation et de l’accès aux infrastructures de base.
Pour consolider ces avancées, le rapport recommande de multiplier les efforts dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’emploi et des infrastructures rurales. Il insiste également sur l’importance d’étendre les programmes de protection sociale destinés aux ménages les plus vulnérables.
Ces résultats mettent en lumière le chemin parcouru par le Togo, tout en soulignant l’urgence d’actions ciblées pour réduire les inégalités et améliorer durablement les conditions de vie de ses citoyens.
Olivier ADJA









