Lomé, le 07 octobre 2026 -(©AfreePress)- Le Togo renforce son dispositif de contrôle des explosifs et autres substances susceptibles de présenter un risque pour la sécurité nationale. Réuni mardi en Conseil des ministres, sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, le gouvernement a adopté un projet de loi modifiant le cadre juridique applicable aux produits chimiques et substances sensibles.

Cette réforme intervient dans un contexte sécuritaire marqué par la menace des groupes armés criminels et le recours aux engins explosifs improvisés (EEI). L’objectif affiché est de renforcer la surveillance, la traçabilité et le suivi des produits pouvant être détournés de leurs usages légitimes.
Le texte modifie la loi n°2023-003 du 2 mars 2023 relative à l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques ainsi qu’à leur destruction.

La Défense intégrée au dispositif
L’une des principales évolutions concerne l’élargissement de la chaîne institutionnelle de contrôle. Aux côtés de l’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques (ANIAC-TOGO), le ministère de la Défense nationale sera désormais associé aux procédures d’autorisation et de suivi concernant notamment les explosifs civils, certains agents chimiques militaires et les substances susceptibles d’être détournées pour fabriquer des EEI.

Le gouvernement entend ainsi mieux croiser expertise technique, contrôle administratif et impératifs de sécurité.
Prévenir les détournements
La réforme vise également à suivre plus efficacement le parcours des substances sensibles, de leur importation à leur utilisation, afin de limiter les risques de détournement ou de circulation illicite.
Elle s’inscrit dans le prolongement du dispositif instauré en 2023, qui encadre déjà l’importation, l’exportation et la déclaration de plusieurs produits chimiques relevant de la Convention sur les armes chimiques.

À travers ce nouveau maillage, Lomé veut renforcer la détection des risques en amont et empêcher que des produits destinés à des usages civils ne soient détournés à des fins criminelles ou présentant une menace pour les personnes, les biens et l’environnement.
Le projet devra encore suivre le processus législatif avant son éventuelle entrée en vigueur.
Olivier A.











