Lomé, le 23 septembre 2024-(©AfreePress)-Face aux défis liés à l’insécurité croissante dans la région du Sahel et ses répercussions au Togo, notamment dans le nord du pays, le gouvernement togolais met en œuvre une réponse à la fois humanitaire, sécuritaire et de développement. En raison des violences terroristes qui sévissent au Sahel, des milliers de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers, créant ainsi une crise humanitaire d’envergure. Pour y faire face, le gouvernement, soucieux de garantir les droits des demandeurs d’asile et des réfugiés, a initié une formation à destination des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), afin de les sensibiliser aux mécanismes de protection internationale de ces populations vulnérables. Cette formation a eu lieu à Dapaong les 19 et 20 septembre 2024.
Avec l’avancée des menaces sécuritaires dans la région septentrionale du Togo, les autorités ont rapidement réagi en adoptant une stratégie globale. Au cœur de cette réponse se trouve le Programme d’Urgence de Renforcement de la Résilience et de la Sécurité des Communautés (PURS). Ce programme, axé sur l’amélioration des conditions de vie des communautés locales, se distingue aussi par son approche proactive dans la gestion des déplacements forcés. Dans ce cadre, une cinquantaine d’agents des FDS seront formés en deux phases successives. Ils apprendront à mieux appréhender les droits des personnes déplacées, à encourager la coproduction de la sécurité, et à favoriser la cohésion sociale et le vivre-ensemble au sein des communautés affectées.

La première vague de formation, qui a concerné 25 agents des FDS, s’est achevée avec succès. Ces personnels ont été formés aux droits des personnes en situation de déplacement, ainsi qu’au système d’asile en vigueur au Togo. L’objectif principal était de renforcer leurs compétences en matière de prévention et de gestion des violences liées aux déplacements forcés, tout en intégrant les bonnes pratiques internationales dans un cadre local adapté.
Cet atelier de formation a non seulement permis aux FDS d’acquérir de nouvelles compétences, mais il a également encouragé le dialogue entre les forces de sécurité, les autorités locales et les différents partenaires engagés dans la gestion de la crise humanitaire. Ce partage d’expériences a favorisé une meilleure coordination des actions sur le terrain, avec pour objectif de renforcer la sécurité, la résilience et la gestion des situations d’urgence dans la région des Savanes.
L’atelier a été rendu possible grâce au soutien technique et financier du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). Plusieurs partenaires étaient également impliqués, notamment la Coordination Nationale d’Assistance aux Réfugiés (CNAR), le Comité Interministériel de Lutte contre l’Extrémisme Violent (CIPLEV), l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), ainsi que des organisations internationales telles que l’UNICEF, Plan International et l’UNFPA.
Tous ces acteurs partagent un objectif commun : assurer une protection optimale des réfugiés et demandeurs d’asile tout en consolidant la paix sociale. Cette coopération vise également à encourager la mise en place de mécanismes de dialogue, de médiation et de prévention des conflits, des outils indispensables pour maintenir la cohésion sociale dans les communautés hôtes.

À l’issue de la formation, les participants se sont déclarés satisfaits des nouvelles compétences acquises. Ces connaissances leur permettront de jouer un rôle central dans la gestion des personnes déplacées et de garantir la protection des droits humanitaires des populations vulnérables. Cette initiative a ainsi posé les bases d’une gestion plus durable et humaine des déplacements forcés, assurant à la fois sécurité et bien-être pour les réfugiés et demandeurs d’asile.
Grâce à cette formation, les FDS sont désormais mieux préparées à répondre aux besoins des populations déplacées, tout en assurant le respect de leurs droits fondamentaux. Cette démarche s’inscrit dans une approche globale de sécurisation du territoire, mais aussi dans la promotion d’un environnement social plus inclusif et protecteur pour tous. Le Togo, en collaboration avec ses partenaires, réaffirme ainsi son engagement en faveur des droits des réfugiés, en misant sur une sécurité partagée et une meilleure résilience communautaire.
Olivier A.









