Dapaong, le 12 mai 2025 – (©AfreePress)- Un atelier de renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité (FDS) du Togo pour un contrôle efficace des armes et la prévention de l’extrémisme violent au Togo a débuté, lundi 12 mai 2025 à Dapaong (600 km au nord de Lomé), dans la région des Savanes.
Cette initiative vise à doter les acteurs de terrain d’outils efficaces pour le contrôle des armes légères et de petits calibres (ALPC) et pour la prévention de l’extrémisme violent, un phénomène préoccupant dans la sous-région.
Cette session de formation, qui prend fin le 16 mai, s’inscrit dans le cadre du Projet régional « Facilité de Prévention pour le Golfe de Guinée » financé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Elle est organisée en collaboration avec le Programme d’Urgence de Renforcement de la Résilience et de la Sécurité des Communautés (PURS), la Commission nationale de lutte contre la prolifération des ALPC (CNLPAL) et le Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC), et a pour objectif de renforcer la maîtrise des mécanismes de collecte, de sécurisation et de gestion des armes et munitions, en vue de prévenir leur usage illicite et de mieux sécuriser les zones frontalières.
Au total, une cinquantaine d’agents issus de diverses institutions — notamment la Commission nationale des frontières, la police des frontières, la gendarmerie, la douane et les eaux et forêts — participent à cette session.
A cette occasion, Mandela Djaho, représentant de la Représentante résidente du PNUD au Togo, a exhorté les participants à tirer pleinement profit des modules de formation et à partager les connaissances acquises avec leurs collègues sur le terrain. « Le savoir que vous acquerrez ici devra être mis au service de la sécurité du Togo, mais aussi transmis dans vos unités respectives », a-t-il recommandé.
Il a également rappelé que la lutte contre l’extrémisme ne saurait être uniquement militaire, mais implique une gestion responsable des armes, une collaboration étroite avec les populations et un strict respect des droits humains.

Le gouverneur de la région des Savanes, M. Affoh Atcha-Dedji, a salué cette initiative, la qualifiant de « réponse courageuse et pragmatique » face à la menace sécuritaire. Il a exprimé le vœu que chaque participant reparte avec des compétences renforcées, mais aussi avec une conscience renouvelée de sa mission au service de la paix et de la souveraineté nationale.
L’atelier se décline en deux phases. La première, théorique, est assurée par un expert du Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC), et porte sur deux thématiques : la gestion des armes et munitions (WAM) et la sécurité physique des stocks (PSSM). La seconde phase, pratique, prévoit une simulation de collecte et de sécurisation sur un site stratégique de la région.
Diblo TAKINI, Correspondant AfreePress – Région des Savanes









