Lomé, le 20 avril 2026 -(©AfreePress)- La ville de Dapaong (600 km au nord de Lomé), dans la région des Savanes, s’est dotée d’un centre d’écoute des victimes de violences basées sur le genre (VBG) entièrement rénové et officiellement mis en service.
La cérémonie de réception du cadre s’est tenue le jeudi 16 avril 2026. Cette infrastructure, réhabilitée avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population, marque une avancée significative dans la prise en charge des survivantes de violences et dans la lutte contre ce fléau social.
La cérémonie d’inauguration a permis non seulement d’officialiser l’ouverture du centre, mais aussi de renforcer la sensibilisation des populations aux VBG, à leurs conséquences et aux mécanismes de prise en charge disponibles. Elle s’inscrit dans une dynamique nationale visant à améliorer l’accès des victimes à des services adaptés, confidentiels et intégrés.

Prenant la parole, la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme, Martine Moni Sankardja, a souligné la portée stratégique de cette initiative. Selon elle, ce centre constitue un maillon essentiel du dispositif national de protection des couches vulnérables, notamment les femmes, les filles et les enfants.
« Les centres d’écoute offrent un espace sécurisé où les victimes peuvent être accueillies sans jugement, orientées et accompagnées vers des services appropriés, qu’ils soient médicaux, juridiques ou économiques », a-t-elle déclaré.
Construit en 2019 avec l’appui de la Banque africaine de développement dans le cadre du projet corridor Lomé–Ouagadougou–Niamey, le centre n’avait jusque-là jamais été pleinement opérationnel. Sa réhabilitation, rendue possible grâce au partenariat avec l’UNFPA, a permis de doter la structure d’équipements modernes et d’un cadre adapté, garantissant confidentialité et dignité aux usagers.

La ministre a, à cet effet, exprimé la reconnaissance du gouvernement togolais envers l’UNFPA pour son accompagnement constant dans la promotion des droits humains et de l’égalité de genre.
Au-delà de la rénovation de cette infrastructure, la cérémonie s’est inscrite dans une approche globale d’autonomisation des femmes et des jeunes filles. Dans cette optique, l’UNFPA a procédé à la remise de kits d’installation professionnelle à de jeunes filles en fin d’apprentissage dans le domaine du tissage.
La représentante résidente de l’UNFPA au Togo, Elise Kakam, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner les efforts du gouvernement togolais.

« Une vie sans violence passe également par l’autonomisation économique des femmes. Ces kits constituent des outils d’émancipation et de dignité pour les bénéficiaires », a-t-elle indiqué, exhortant les jeunes récipiendaires à faire preuve de rigueur et de détermination dans leurs activités.
Cette initiative s’inscrit dans la vision du gouvernement togolais de bâtir une société inclusive, équitable et résiliente, où nul n’est laissé pour compte, conformément aux objectifs de développement durable.
Diblo TAKINI
Correspondant AfreePress, région des Savanes









