Lomé, le 10 août 2026-(©AfreePress)- Le renforcement de l’accès à l’eau potable dans le Grand Lomé se matérialise progressivement par une série d’infrastructures structurantes. À Attiégou, l’un des cinq châteaux d’eau réalisés dans le cadre de la deuxième phase du Projet d’amélioration de l’alimentation en eau potable de Lomé (AEP Lomé Phase 2) constitue désormais un maillon du dispositif destiné à consolider la desserte de l’agglomération.
D’une capacité de 400 m³, le château d’eau d’Attiégou figure parmi les ouvrages emblématiques de cette deuxième phase du projet, a indiqué la SP-EAU dans un communiqué parvenu à l’agence de presse AfreePress. Selon les données publiées, le programme, financé par l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne, a mobilisé 9,84 milliards de francs CFA et visait notamment à accroître la production d’eau de 15 000 m³ par jour. Il prévoyait également la construction de cinq châteaux d’eau implantés à Zossimé, Alinka, Logoté/Sagbado, Attiégou et Dangbessito.

Au-delà de l’augmentation des capacités de stockage et de distribution, l’enjeu est de sécuriser durablement l’alimentation en eau potable d’un Grand Lomé soumis à une croissance démographique et urbaine soutenue. Le projet devait ainsi permettre à terme d’étendre l’accès à l’eau potable à plus de 200 000 habitants supplémentaires, tout en renforçant les infrastructures d’adduction et de distribution.
L’eau, mais aussi des infrastructures à impact social
À Attiégou, l’intervention du projet ne s’est toutefois pas limitée aux infrastructures hydrauliques. Le Lycée d’Attiégou a également bénéficié d’un terrain multisport destiné aux élèves et aux jeunes du quartier. Réceptionné provisoirement le 10 juillet 2025, cet équipement permet la pratique de plusieurs disciplines, notamment le football, le basketball, le handball et le volleyball. La SP-EAU présente cette infrastructure comme une composante sociale du projet, destinée à améliorer le cadre éducatif et à favoriser la cohésion sociale par le sport.

Lors de la réception de l’équipement, le proviseur du Lycée d’Attiégou avait salué l’appui des différents partenaires, notamment l’AFD, la SP-EAU et l’entreprise MNS. Il avait notamment souligné l’opportunité offerte aux jeunes de disposer d’un cadre adapté pour développer leurs aptitudes sportives, leur discipline et leur esprit d’équipe.
Une chaîne d’infrastructures pour renforcer le Grand Lomé
La stratégie ne repose pas sur les seuls ouvrages de stockage. Le dispositif comprend également des forages, des conduites d’adduction et l’extension des réseaux de distribution. Des travaux ont notamment concerné des ouvrages à Agoè-Nord, à l’EPP Kotokoli Zongo et à Zossimé, avec l’objectif de consolider l’alimentation de différents secteurs et de mieux articuler les nouvelles ressources avec les infrastructures existantes.
Cette logique de renforcement concerne également la qualité de l’eau. Dans le cadre de l’AEP Lomé Phase 2, un laboratoire de contrôle de la qualité de l’eau potable et d’analyse des eaux usées a été mis en service au centre de traitement de Cacavéli en 2023. L’AFD indique que cet équipement s’inscrit dans les efforts engagés pour améliorer la qualité de l’eau distribuée dans le Grand Lomé.

À travers cet ensemble d’investissements, le Grand Lomé poursuit ainsi la consolidation de son système d’alimentation en eau potable. Des châteaux d’eau aux forages, en passant par les réseaux d’adduction, de distribution et les dispositifs de contrôle de qualité, l’objectif est de bâtir un système plus robuste, capable d’accompagner l’expansion de l’agglomération et de répondre à une demande en eau appelée à croître.
Le château d’Attiégou illustre, à son échelle, cette transformation progressive du paysage hydraulique de la capitale togolaise : un investissement dans le stockage et la distribution, mais aussi un levier pour améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Espoir K.










