Lomé, le 28 août 2025-(©AfreePress)- Grâce à l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), une équipe sanitaire a mené une investigation approfondie sur un cas suspect de rage dans le village d’Ogou Allah, situé à environ 42 km d’Elavagnon, dans le canton d’Est-Mono (région des Plateaux).
Cette opération fait partie des efforts constants pour renforcer la surveillance épidémiologique et prévenir la propagation de cette maladie dangereuse dans les communautés rurales.
Cette initiative s’inscrit dans une approche de santé intégrée dite « One Health », promue par l’OMS et ses partenaires, qui favorise la collaboration entre médecins, vétérinaires et acteurs environnementaux.
Une telle démarche est essentielle pour la lutte contre les zoonoses, dont la rage est l’une des plus meurtrières car elle cause chaque année environ 59 000 décès humains dans le monde, principalement en Afrique et en Asie rurales.
Le Togo, comme plusieurs pays africains, s’engage dans le cadre de la stratégie mondiale « Zero by 30 » -visant à éliminer à l’horizon 2030 les décès humains causés par la rage transmise par les chiens- en renforçant ses capacités de surveillance, de vaccination canine et de sensibilisation des communautés.
À cet égard, la FAO a récemment apporté un soutien technique et matériel significatif aux services vétérinaires togolais, notamment des véhicules, du matériel informatique, et des vaccins anti-rage, dans le cadre du projet PREPRUS-Togo soutenu par le Fonds Pandémique.
L’OMS continue, de son côté, à préconiser une réponse multisectorielle coordonnée, intégrant entre autres des campagnes de vaccination massive pour les chiens, une gestion rigoureuse des morsures, l’accès à la prophylaxie post-exposition (PEP), ainsi que la sensibilisation communautaire -piliers indispensables pour avancer vers l’objectif zéro mort humaine due à la rage d’ici 2030.
Olivier A.










