Lomé, le 08 mars 2026-(©AfreePress)- Le Festival international du film du Togo (FIFTO) revient pour une neuvième édition du 14 au 18 avril 2026 à Lomé. L’annonce officielle a été faite, vendredi 6 mars 2026 lors d’une conférence de presse de lancement par le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, représenté par son directeur de cabinet Kpaye Koffi Bakayota.
La rencontre, organisée à l’hôtel Lébéné, a réuni plusieurs personnalités diplomatiques et culturelles, notamment l’ambassadeur du Sénégal au Togo, le délégué général du FIFTO, ainsi que des professionnels des médias et du cinéma.
Dans son allocution d’ouverture, le représentant du ministre a rappelé que le FIFTO constitue une plateforme majeure de promotion du cinéma togolais et africain. « Le festival se veut une vitrine des talents togolais et africains, un espace de rencontres professionnelles et un cadre privilégié de dialogue entre créateurs et publics », a-t-il déclaré.
Placée sous le thème « Raconter nos réalités : cinéma africain en langues locales et récits du quotidien », cette 9ᵉ édition entend valoriser les productions cinématographiques ancrées dans les réalités culturelles et linguistiques africaines. Elle s’inscrit également dans les orientations du plan stratégique de développement du cinéma togolais (2026-2030), qui vise à rapprocher davantage le public national de son cinéma.
Pendant cinq jours, la capitale togolaise deviendra le point de convergence des acteurs du septième art. Les activités se dérouleront principalement au Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF Togo 2000), avec des projections prévues également dans plusieurs espaces culturels de la ville.
Le programme du festival prévoit une compétition internationale et une compétition nationale.
Au niveau international, 16 longs métrages, dont 8 documentaires et 8 fictions sont en lice. Les films proviennent de plusieurs pays, notamment le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Sénégal, le Togo et la France.
La compétition nationale, réservée aux cinéastes togolais dans la catégorie courts métrages, regroupe 17 films, dont 5 documentaires et 12 fictions. Deux jurys distincts, l’un national et l’autre international, seront chargés de décerner les différentes distinctions.
Au-delà des projections et des compétitions, le festival mettra l’accent sur la formation et l’accompagnement des jeunes talents. Une résidence de création cinématographique se déroulera du 28 mars au 16 avril au Centre national du cinéma et de l’image animée. Les participants auront l’opportunité de réaliser des films qui seront présentés durant le festival.
Un atelier de formation en techniques de maquillage au cinéma est également prévu du 24 au 28 mars à l’Institut La Colombe à Totsi. Sept master class seront par ailleurs organisées dans plusieurs universités et écoles afin de favoriser le partage d’expérience entre professionnels et étudiants.
Le Sénégal est le pays invité d’honneur de cette édition. Une journée spéciale lui sera consacrée le 16 avril avec des projections de films sénégalais, des masters class et des prestations culturelles.
Pour l’ambassadeur Mamadou Moustapha Loum, cette invitation illustre « l’excellence des relations entre le Togo et le Sénégal ainsi que la fraternité entre leurs peuples ». Il a également rappelé que les artistes et cinéastes sénégalais vont participer activement à cette édition.

Un accord de coproduction cinématographique entre les deux pays sera signé à cette occasion afin de renforcer la collaboration entre les professionnels et faciliter l’accès aux financements publics pour les projets communs.
Né en 2016 sous le nom de Semaine nationale du cinéma togolais, l’événement s’est progressivement ouvert à l’international avant de devenir officiellement le Festival international du film du Togo. Aujourd’hui, le FIFTO ambitionne de se positionner comme un rendez-vous majeur du cinéma africain et un levier pour le développement des industries culturelles et créatives au Togo.
Les organisateurs espèrent une forte mobilisation du public et des professionnels afin de faire de cette 9ᵉ édition un moment fort de célébration du cinéma africain.
Albertine A.









