Lomé, le 20 mars 2026-(©AfreePress)- Le Togo renforce son dispositif d’insertion socio-professionnelle des jeunes en misant sur des formations courtes, directement arrimées aux réalités du marché de l’emploi, couplées à un appui concret en matériel. Cette orientation s’est exprimée, jeudi 19 mars 2026, à travers une cérémonie de remise symbolique de kits de première installation dans le District autonome du Grand Lomé.
Initiée dans le cadre du projet d’extension des formations de courte durée (FCD), cette opération est pilotée par la Direction de la formation professionnelle et de l’apprentissage (DFPA), avec le soutien du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP). Elle s’inscrit dans la stratégie nationale visant à améliorer durablement l’employabilité des jeunes.

Représentant la gouverneure du District autonome du Grand Lomé, le secrétaire général a salué un programme structurant, révélateur de la volonté des pouvoirs publics de positionner la formation professionnelle comme un levier majeur de croissance inclusive. Il a exhorté les bénéficiaires à faire un usage optimal des équipements reçus, présentés comme des instruments déterminants pour leur autonomisation économique.
Le FNAFPP, partenaire clé du dispositif, a rappelé l’ampleur progressive de son intervention. Après une phase pilote ayant touché 65 jeunes, le programme a été étendu à 100 bénéficiaires en 2023, puis à 175 en 2024. À ce jour, ce sont 275 jeunes qui ont été formés dans des filières à fort potentiel, avec un accompagnement financier facilitant leur installation.
Prenant la parole à cette occasion, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a inscrit cette initiative dans une dynamique globale de réforme du système éducatif. Il a insisté sur l’impératif d’adapter les offres de formation aux exigences du marché du travail, afin de garantir une insertion rapide et pérenne des apprenants.

Les bénéficiaires ont été formés dans divers secteurs porteurs, notamment l’agriculture, l’élevage, la transformation agroalimentaire et les services, identifiés comme des niches d’opportunités économiques.
Au-delà de la formation et de l’équipement, les autorités entendent consolider l’impact du programme à travers un dispositif de suivi post-formation. Celui-ci vise à accompagner les jeunes entrepreneurs dans la structuration et la pérennisation de leurs activités.
Du côté des bénéficiaires, l’enthousiasme est palpable. « Ce kit constitue un véritable tremplin pour lancer mon activité », témoigne Afi Zozo, spécialisée dans la transformation de viande et de poisson, désormais mieux outillée pour concrétiser son projet.
À travers cette initiative, le gouvernement togolais et ses partenaires réaffirment leur ambition de faire de la jeunesse un pilier du développement économique, en privilégiant des approches pragmatiques fondées sur la formation qualifiante et l’insertion durable.
Albertine A.









