Kara, le 25 septembre 2025-(©AfreePress)- Le Palais des congrès de Kara a servi, le 25 septembre 2025, de cadre au lancement officiel du projet “Girl Empowerment (TEDIJO 3)”. Une initiative conjointe de CARE Canada et CARE Bénin/Togo, soutenue financièrement par la Foundation for a Just Society International (FJSI).
Ce programme, d’une durée de 36 mois, cible les adolescentes et jeunes femmes âgées de 10 à 24 ans au Togo et au Bénin, en vue de renforcer leur autonomie et de leur offrir un environnement favorable à leur bien-être.

« Notre ambition est de répondre aux besoins spécifiques des jeunes filles en matière de santé, d’éducation et de protection contre les violences basées sur le genre (VBG) », a confié à l’issue de la cérémonie de lancement, Guillaume Aguettant, Directeur pays de CARE Bénin/Togo.
Le projet “Girl Empowerment” est basé sur une approche globale et inclusive et repose sur quatre piliers à savoir l’accès à l’information et à l’éducation en santé, la mise à disposition de services de santé adaptés, la création d’un environnement protecteur et l’implication directe des filles dans les solutions qui les concernent.

Au Togo, les zones d’intervention concernent les préfectures de la Kozah, Binah, Assoli (Région de la Kara) et de Tchaoudjo (Région Centrale). Au Bénin, le programme s’étendra aux communes de Nikki et Kalalé (Borgou), ainsi que de Karimama et Malanville (Alibori).
Selon Dr Nadège Aholoukpe Batcho, coordonnatrice du Programme santé mère-enfant et jeune à CARE Bénin/Togo, le projet comporte une forte dimension éducative. « Nous mettons en place des clubs scolaires et extrascolaires afin de renforcer les connaissances des adolescentes sur la santé sexuelle et reproductive. Ces espaces permettent de sensibiliser sur la gestion du cycle menstruel, la contraception, la prévention des grossesses précoces et la lutte contre les VBG… », indique-t-elle.

Elle a précisé que certains jeunes identifiés comme « catalyseurs » recevront une formation spécifique pour devenir des leaders communautaires capables de sensibiliser leurs pairs et de porter la voix des filles dans l’espace public.
Pour Guillaume Aguettant, la démarche s’articule autour de deux volets majeurs. « D’une part, nous luttons contre toutes formes de violences basées sur le genre par des campagnes de prévention dans les écoles, centres de santé et communautés. D’autre part, nous travaillons à renforcer l’autonomie des filles en leur garantissant l’accès à des services de santé de qualité, notamment en matière de santé reproductive et de planning familial », a-t-il détaillé.

Il a rappelé que CARE, présente au Togo depuis 1988, a traversé plusieurs périodes de contraintes financières, mais a su relancer ses activités grâce à de nouveaux partenariats. « Aujourd’hui, nous réaffirmons notre engagement aux côtés des communautés, notamment dans la région de la Kara, où nous ouvrons un bureau pour assurer un meilleur suivi administratif et logistique des projets », a-t-il précisé.
La cérémonie de Kara a également permis de clarifier les rôles des différents acteurs – autorités locales, structures sanitaires, leaders communautaires, religieux et traditionnels – dans la mise en œuvre du projet.
« Notre action s’inscrit dans une approche communautaire. Les filles sont au centre, mais nous mobilisons aussi les familles, les enseignants, les responsables religieux et les professionnels de santé pour créer un écosystème protecteur et inclusif », a insisté Dr Aholoukpe Batcho dans ses propos.
Avec ce projet, CARE et ses partenaires espèrent impulser une dynamique durable en faveur de la promotion des droits des adolescentes, de la réduction des inégalités de genre et de la construction d’un avenir plus sûr et plus équitable pour les jeunes filles au Togo et au Bénin.
Olivier A.









