Lomé, le 10 juillet 2025 -(©AfreePress)-Réunis en conférence de presse conjointe, mercredi 9 juillet, quatre membres du gouvernement ont livré leur lecture des événements sociopolitiques qui ont secoué le pays à la fin du mois de juin. Il s’agit des ministres Hodabalo Awaté (Administration territoriale), Calixte Madjoulba (Sécurité), Pacôme Adjourouvi (Droits de l’Homme), et Isaac Tchiakpé (Enseignement technique).
Les violences survenues les 26, 27 et 28 juin ont été décrites par les ministres comme une entreprise concertée de déstabilisation, s’inscrivant dans une stratégie insurrectionnelle visant à plonger le pays dans le chaos. « Nous sommes dans un État de droit. Le respect des lois n’est pas négociable. Ce que nous avons vu relève d’une manipulation orchestrée. Appeler à la violence gratuite, c’est du terrorisme », a martelé Hodabalo Awaté.
Des images projetées au cours de la rencontre montrent des individus appelant à la haine ethnique, à l’élimination physique de membres des forces de sécurité et à l’attaque des institutions. Des propos considérés comme des menaces graves à la cohésion nationale et à la paix civile.
« Il s’agit d’agissements criminels fomentés par des groupes non institutionnalisés, visant à fragiliser l’État et semer la terreur », a dénoncé Isaac Tchiakpé.
Les autorités pointent également le rôle des plateformes numériques, devenues des caisses de résonance pour des appels à la haine et à la subversion. Une régulation est désormais envisagée.
« Protéger nos enfants et la société est une priorité. L’État va agir. Nous avons les outils légaux pour encadrer les dérives des réseaux sociaux », a assuré Calixte Madjoulba.
Des mandats d’arrêt internationaux ont été émis contre plusieurs instigateurs des troubles. Certains sont soupçonnés de se cacher à l’étranger, notamment en France. Le gouvernement affirme que la machine judiciaire est enclenchée et ne s’arrêtera pas.
« Tous ceux qui ont appelé à tuer, à brûler ou à renverser les institutions seront traqués, où qu’ils se trouvent. Nul n’est au-dessus de la loi », a déclaré le ministre Madjoulba.
« Ce n’est pas du militantisme, c’est du terrorisme », a ajouté Pacôme Adjourouvi.
L’exécutif togolais a également dénoncé un traitement médiatique étranger biaisé, appelant les médias internationaux à plus de rigueur. Il admet toutefois l’existence de défis internes, tout en réaffirmant la nécessité d’un dialogue apaisé dans le respect du droit.
« Oui, il y a des problèmes. Mais rien ne justifie les appels à la guerre. C’est par le travail et le débat républicain que nous avancerons », a insisté le Col. Awaté.
Le gouvernement a été formel : les élections municipales du 17 juillet auront bien lieu, sur l’ensemble du territoire. Aucune tentative de report ou de blocage ne sera tolérée.
« Pas de panique, pas de report. Les élections se tiendront dans la paix. Tous les moyens sont mobilisés pour garantir la sécurité », a affirmé Hodabalo Awaté.

Face à des appels lancés depuis l’étranger pour perturber le scrutin, les autorités togolaises se disent prêtes. « L’État ne reculera pas. La loi s’appliquera avec fermeté », ont laissé entendre les quatre ministres.
Le gouvernement invite les Togolais de tous bords politiques à se mobiliser pour défendre la paix, en signalant tout comportement suspect et en refusant la manipulation.
« Chaque parti doit sensibiliser ses militants à la responsabilité. Il en va de la stabilité de notre pays », a conclu la conférence.
Olivier A.









