©AfreePress-(Lomé, le 26 septembre 2022)-Représentant le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé à New York dans le cadre de la 77e Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Prof Robert Dussey a fait une déclaration remarquée devant l’auguste assemblée de l’Organisation des Nations-Unies.
Dans son message, le chef de la diplomatie togolaise a présenté une analyse succincte de la situation sécuritaire et environnementale à laquelle le monde entier et l’Afrique, font face ces derniers temps.
Selon le ministre, la menace qui pèse aujourd’hui sur la paix est très différente d’il y a 77 ans.
Il a ainsi pris note de l’extension du terrorisme en Afrique, longtemps confinée au Sahel, et a mis en avant l’implication personnelle du Président de la République Faure Gnassingbé pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest, y compris comme médiateur dans la crise entre la Côte d’Ivoire et le Mali.
Le ministre Robert Dussey a également rappelé les récentes attaques terroristes qui ont frappé le nord du Togo, avant d’affirmer que son pays ne « fléchira jamais » face aux terroristes.
Le diplomate a, en outre détaillé les mesures adoptées par son pays dans le cadre de sa stratégie de lutte contre l’extrémisme violent, adoptée en juillet 2022, y compris pour en combattre les causes par un important projet de développement économique de la région des Savanes.
Pour celui-ci, l’autre défi majeur pour l’humanité est celui des changements climatiques.
Le Ministre a décrit les mesures prises par son gouvernement en faveur d’une gestion durable des ressources naturelles du Togo, dont un programme de reboisement de grande ampleur.
Il a souhaité que la prochaine COP27 contribue à remettre la préservation de l’environnement au centre des priorités internationales et à inciter les parties prenantes à honorer les promesses de financement.
Le ministre togolais a ensuite, détaillé les principaux axes de la feuille de route gouvernementale à l’horizon 2025, adoptée par son gouvernement pour renforcer l’inclusion et l’harmonie sociale et garantir la paix, dynamiser la création d’emplois et moderniser le pays en renforçant ses structures.
M. Dussey a rappelé que la Déclaration adoptée à l’occasion de la soixante- quinzième Assemblée générale, reflétait la nouvelle ambition multilatérale à laquelle avaient souscrit les États Membres, pour constater que « nous foulons bien trop souvent aux pieds nos engagements multilatéraux », au point de leur enlever parfois « toute leur essence, leur force et leur racine ». Il a donc demandé qu’on s’attache à la réforme du Conseil de sécurité.
« L’Afrique ne veut plus s’aligner sur les grandes puissances, quelles qu’elles soient », a-t-il déclaré, reprochant à « certaines puissances » d’assigner au continent pour seul rôle d’être leur zone d’influence ou encore « une entité purement instrumentale au service de leur cause ».
Le patron de la diplomatie togolaise a également déploré le fait que « quand il s’agit de voter une résolution au Conseil de sécurité, l’Afrique est activement sollicitée d’un côté comme de l’autre ; l’Afrique est alors très courtisée, voire mise sous pression ».
Mais aujourd’hui, l’Afrique veut être elle-même, « africanophone », a martelé le ministre.
Anika A.









