Lomé, le 13 mai 2024-(©AfreePress)-Lomé accueille du 13 au 17 mai 2024 la réunion régionale Afrique Francophone d’AFLATOUN International. Organisée en collaboration avec le Ministère de l’Inclusion Financière et de l’Organisation du Secteur Informel ainsi que le Ministère des Enseignements Primaire, Secondaire et Technique, cette rencontre axée sur le thème : « Développons le mouvement en faveur de l’Éducation Sociale et Financière des enfants » réunit des partenaires et des parties prenantes engagés dans l’autonomisation des enfants et des jeunes adultes par l’Éducation Sociale et Financière (ESF).
Les travaux ont été officiellement lancés par la ministre en charge de l’Inclusion Financière et de l’Organisation du Secteur Informel, Mazamesso ASSIH.
Durant quatre jours, les participants venus d’une dizaine de pays francophones partageront les meilleures pratiques et solutions novatrices pour promouvoir l’Éducation Sociale et Financière des enfants dans la région de l’Afrique Francophone.
« La réunion régionale d’AFLATOUN nous offre une occasion précieuse de nous réunir, de partager nos idées et de tracer la voie d’une action collective pour faire progresser l’éducation et l’autonomisation des jeunes », a indiqué à cette occasion, Lama Yazbeck, Directrice générale adjointe d’AFLATOUN International.
AFLATOUN est une organisation non gouvernementale qui se concentre sur l’éducation des enfants, sur leurs droits et responsabilités ainsi que sur la gestion des ressources financières par le biais de l’éducation sociale et financière. L’organisation touche plus de 3,8 millions d’enfants et de jeunes dans 102 pays à travers des programmes qui visent à équiper les enfants, en particulier les plus vulnérables, de compétences nécessaires pouvant leur permettre de réussir dans un monde en constante évolution.
La rencontre de Lomé a pour objectif d’accélérer la mise en œuvre du plan stratégique (2022-2026) de l’organisation qui veut intégrer l’éducation sociale et financière à une éducation de qualité, en alignement avec les Objectifs de développement durable.
« En Afrique en général, l’éducation sociale financière n’est pas intégrée dans nos systèmes éducatifs, ce qui fait que la plupart des jeunes entrepreneurs ne réussissent pas leur parcours parce que le volet social n’est pas souvent pris en compte dans leur projet. Au cours de cette rencontre, nous allons faire des plaidoyers pour qu’au niveau des pays de l’Afrique de l’Ouest et Centrale, on intègre l’éducation sociale financière dans les programmes d’enseignement », a déclaré Sankara Assane Dramane, Représentant Afrique Francophone d’AFLATOUN Internationale.
Dans son discours d’ouverture, la ministre en charge de l’Inclusion Financière et de l’Organisation du Secteur Informel, Mazamesso ASSIH, s’est réjouie de la tenue de cette rencontre régionale à Lomé et a profité de l’occasion pour rappeler les efforts fournis par le gouvernement en faveur de la promotion de l’inclusion financière. Elle a mis l’accent sur les missions du Fonds National de la finance inclusive (FNFI) et d’autres mécanismes gouvernementaux qui permettent aux jeunes et aux femmes, de bénéficier des financements mais aussi de renforcer leurs capacités sur le plan de la gestion.
Pour la ministre ASSIH, l’intégration de l’éducation sociale financière dans les programmes d’éducation permettra aux futurs entrepreneurs de disposer des compétences nécessaires pour réussir leur parcours entrepreneurial.
« Démarrer avec le système éducatif national nous permettra de former la jeunesse et les jeunes entrepreneurs de demain, leur permettre de pouvoir dès le départ s’outiller, d’avoir accès aux services financiers et de faire l’apprentissage au même titre que leur cursus. Nous savons très bien que nos enfants, quand ils sont dans le système scolaire, ils apprennent à lire, ils apprennent à écrire mais se forment pour la vie. Ce serait dommage de ne pas leur permettre de savoir gérer leur argent et de savoir ce qu’est le système financier, que malheureusement beaucoup de nos jeunes découvrent à l’âge adulte. Donc pour nous, c’est surtout un moyen de pouvoir les accompagner et les préparer à entrer dans ce système », a-t-elle lancé.
Il faut noter que ce programme d’Éducation Sociale et Financière des enfants dès le bas-âge est soutenu par la BCEAO et la Banque mondiale.
Raphaël A.









