Lomé, le 30 octobre 2026-(©AfreePress)- Le Togo entend renforcer la reconnaissance des compétences professionnelles et améliorer l’employabilité des jeunes et des adultes. Dans cette perspective, les acteurs institutionnels, les partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants du secteur privé se sont réunis le 29 octobre 2026 à Lomé en atelier de validation nationale du dispositif de certification des formations de courte durée (FCD).
Cette initiative vise à mettre en place un mécanisme permettant de reconnaître officiellement les compétences acquises au cours de ces formations et de faciliter leur valorisation sur le marché du travail.
Un levier pour l’emploi et le capital humain

À l’ouverture des travaux, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a fait savoir que la certification constitue un levier essentiel pour rendre les compétences plus visibles, favoriser la mobilité professionnelle et améliorer les perspectives d’emploi des bénéficiaires.
Inscrite dans la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, notamment son Programme 10 consacré au capital humain et à la jeunesse productive, cette démarche est conduite sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.
Le ministre a rappelé que les formations de courte durée répondent aux besoins des jeunes non scolarisés ou déscolarisés, des femmes, des travailleurs de l’économie informelle, des personnes en situation de handicap et des diplômés sans qualifications professionnelles adaptées.
Plus de 3 000 bénéficiaires concernés

D’une durée généralement comprise entre deux et quatre mois, les formations de courte durée permettent d’acquérir rapidement des compétences pratiques directement mobilisables dans un métier.
Selon le directeur des statistiques, de la recherche et de la planification du ministère de l’Éducation nationale, Wolou Djamba Adakoulè, plus de 3 000 personnes ont déjà bénéficié de ces formations.
Le futur dispositif permettra aux bénéficiaires de valoriser leurs acquis, de progresser professionnellement et de mieux faire reconnaître leurs qualifications auprès des employeurs. Il contribuera également à renforcer la confiance des entreprises dans les compétences acquises.
Cinq outils pour encadrer la certification
Le dispositif soumis à validation repose sur cinq outils complémentaires : le processus de certification, le modèle de certification, le guide d’évaluation, le manuel de procédures et le référentiel de certification.
Ces documents ont été élaborés à la suite d’un diagnostic validé en septembre 2026, puis examiné lors d’un atelier de pré-validation technique organisé du 5 au 9 octobre 2026. Leur validation institutionnelle doit préciser les responsabilités des structures concernées et les conditions de mise en œuvre.
Cheffe de projet ProEmploi+, Wibke Ott a rappelé à cette occasion que, depuis novembre 2022, plus de 2 500 personnes ont acquis des compétences professionnelles grâce aux initiatives soutenues notamment par le Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP) et la coopération allemande à travers la GIZ.
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et d’autres partenaires accompagne également cette initiative.
À terme, le Togo ambitionne de consolider son système de certification, de rapprocher les formations des besoins des entreprises et de renforcer durablement l’insertion professionnelle des jeunes et des adultes.
Albertine A.












