Lomé, le 18 février 2025 – (©AfreePress)- En marge du 22e Congrès de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), qui se tient à Kampala, en Ouganda, du 16 au 21 février 2025, s’est déroulée une session ministérielle de haut niveau dédiée à la problématique de l’accès à l’eau et à l’assainissement sur le continent. Cette rencontre stratégique, placée sous la présidence du ministre ivoirien des Eaux et Forêts, Laurent Djagba, a rassemblé des délégations officielles de six pays africains.
Un plaidoyer pour un renforcement institutionnel de l’AAEA
L’objectif principal de cette session était de discuter des enjeux liés à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique, tout en mettant en exergue le rôle crucial que joue l’AAEA dans la coordination des efforts des États membres. Les ministres présents ont unanimement plaidé pour un renforcement du mandat de l’AAEA afin qu’elle puisse davantage influencer les politiques publiques et favoriser l’adoption de stratégies efficaces et pérennes au niveau continental.
Des engagements nationaux pour un avenir durable
Chaque délégation a eu l’occasion de présenter les initiatives prises dans son pays pour améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement, ainsi que les défis rencontrés. Parmi les interventions notables, celle du représentant de l’Ouganda a mis en avant les progrès réalisés dans l’extension de l’accès à l’eau potable, notamment grâce à l’intégration de technologies innovantes comme les pompes solaires. Le ministre ivoirien des Eaux et Forêts, quant à lui, a insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue intergouvernemental pour coordonner efficacement les politiques hydrauliques à l’échelle régionale.

Un consensus autour de la déclaration d’Abidjan
La rencontre de Kampala a également permis de réaffirmer la pertinence de la Déclaration d’Abidjan adoptée lors du 21e Congrès de l’AAEA en 2023. Ce texte fondateur, qui appelle à une mobilisation accrue des gouvernements africains pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD), reste plus que jamais d’actualité. Les ministres ont convenu que la mise en œuvre de cette déclaration nécessite une volonté politique forte, un accroissement des financements et une coopération renforcée entre les États.
Perspectives et prochaines étapes
En clôture de la session, les ministres ont convenu de la nécessité d’établir une feuille de route commune pour accélérer l’atteinte des objectifs fixés par l’Agenda 2030 des Nations Unies. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de la préparation de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau de 2026, co-organisée par le Sénégal et les Émirats arabes unis. Cette conférence représentera une occasion décisive pour porter haut la voix de l’Afrique et attirer davantage d’investissements vers le secteur de l’eau et de l’assainissement.

Par cette rencontre, les États africains réaffirment leur détermination à faire de l’accès à l’eau et à l’assainissement une priorité absolue, condition sine qua non du développement durable du continent. Ils ont également soutenu les efforts de l’Association Panafricaine des Acteurs de l’Assainissement (APAA-PASA).
Olivier ADJA









